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Amir, héros de La Belle et le boulanger : «Le plus gros challenge ? Fabriquer un amour»

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ENTRETIEN - Le chanteur est au générique, avec Ludmilla von Claer, de cette comédie romantique en quatre épisodes, adaptée d’un format israélien, à découvrir sur TF1.

Il était une fois un boulanger et un top model qui n’avaient rien en commun. Le destin les fait se rencontrer dans les toilettes d’un restaurant parisien chic… Après quatre épisodes de tergiversations, atermoiements et rebondissements multiples, le « happy end » sera de rigueur, comme dans toute comédie romantique, pour Benjamin et Louise.

TF1 a misé sur le charisme et le capital sympathie d’Amir Haddad dans cette adaptation d’une série israélienne The Beauty and the Baker. Le chanteur, dans son premier rôle de fiction, est à l’origine du projet avec la chaîne. Un premier rôle aussi pour -l’effectivement- sublime et fort convaincante Ludmilla von Claer. En passant d’un format 26 à 52 minutes, La Belle et le Boulanger a développé les personnages secondaires : les parents de Benjamin (Mathilda May et Lionnel Astier), ses frère et sœur, son ex (Sarah Stern - Les Tuche)… Avec, comme boussole revendiquée par les auteurs, Coup de foudre à Notting Hill.

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Rencontré au festival de la fiction de la Rochelle où il présentait la série en septembre dernier, Amir se confie sur la genèse du projet et son approche de ce nouveau défi...

LE FIGARO TV MAGAZINE.- Comment est née La Belle et le boulanger ?
Amir HADDAD. - La série est née d’une rencontre amicale entre TF1 et moi suite à une pièce de théâtre que je jouais. La chaîne m’a proposé de réfléchir à des projets. J’avais été conquis quelques années avant par une série israélienne qui traitait d’un sujet fort : un boulanger et une top model se croisent par hasard et tombent amoureux envers et contre tout : les classes sociales… Je leur en parle, ils me répondent qu’ils ont déjà acheté les droits ! Trois semaines plus tard, nous avons commencé à travailler sur le projet avec la production. J’ai donc eu la chance d’être là à la naissance du projet, de sentir un rapport encore plus fort, et de ne pas avoir à passer de casting. Dans ma démarche artistique, j’ai toujours fait en sorte de mélanger mes cultures et mes origines, d’apporter de la France en Israël, et inversement. J’ai l’impression de faire découvrir une création formidable d’il y a dix ans, The Beauty and the Baker, devenue un phénomène de société là-bas.

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Comment l’avez-vous fait évoluer ?
J’ai apporté modestement ce que je peux faire en tant qu’acteur. Et parler de boulangerie en France a un sens encore plus profond. C’est plus ancré dans notre culture, donc ça va encore plus loin dans ce que ça peut raconter de nos traditions. Les créateurs de la VF ont pensé la fiction de zéro.

C’est votre première expérience devant une caméra, la production n’a pas eu peur ?
J’ai déjà commencé comme chanteur illégitime alors que j’étais dentiste ! Autant continuer à déranger…

Une amitié, une bienveillance sincère est née dans nos échanges avec Ludmilla. Comme un couple qui se rencontre, s’apprend, s’écoute, se découvre, s’émerveille mutuellement

Amir

Quelle a été la chose la plus difficile pour vous ?
Ça a été un challenge de fabriquer un amour qui n’est pas né naturellement. Ce qui a permis de créer ses fondations, le faire exister, c’est une amitié, une bienveillance sincère née dans nos échanges avec Ludmilla avant même d’être devant les caméras. Comme un couple qui fait connaissance, se rencontre, s’apprend, s’écoute, se découvre, s’émerveille mutuellement. Reste ensuite à ajouter les actes d’amour. Mais j’avais le sentiment d’avoir face à moi une personne que j’apprécie, humaine.

Ludmilla von Claer et Amir Haddad NICOLAS ROUCOU / TERENCE FILMS

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Qu’avez-vous retenu ?
J’ai d’abord aimé jouer un rôle que je connais, qui m’avait déjà cueilli, conquis, j’avais une idée de la hauteur à laquelle je voulais être. J’aime les cliff hangers du format série. Il y a quatre débuts, milieux et fins, cela amène à chaque fois des ascenseurs émotionnels importants. C’est un vrai plaisir à jouer. J’ai découvert qu’on ne tournait pas dans l’ordre chronologique, c’est perturbant mais formidable pour travailler le muscle de la comédie, de l’acting. C’est une de mes expériences artistiques les plus marquantes.

Aviez-vous une play-list pour préparer un rôle ?
Non, mais je finalisais mon album durant le tournage, il fallait que je fasse des retours sur le mix, le niveau de la batterie, l’atmosphère musicale de telle chanson, les arrangements musicaux... Chaque fois que j’avais une pause, je devais écouter, et quand j’écoute, je chante, inconsciemment, je prends les autres avec moi. Et nous parlions beaucoup musique !

Je ne tente les expériences que lorsque je pense que je peux vraiment apporter quelque chose. C’est pour ça que je suis très ému de voir l’aboutissement. C’est beaucoup de petits éclats de rêves d’enfant qui s’exaucent

Amir

En quoi le chanteur sert-il l’acteur ?
Le rythme. La capacité de plonger, se lancer, comme quand un rideau s’ouvre et qu’on monte sur scène. Le théâtre m’a permis de faire le pont entre mon métier principal de chanteur et mon aspiration à tourner une fiction. Au théâtre, on monte sur scène et on joue. Après trois ans au théâtre, je me suis senti plus mûr, capable de franchir le pas. Je ne tente les expériences que lorsque je pense que je peux vraiment apporter quelque chose. Ça a été un long chemin pour me sentir légitime et décider de tenter ma chance. C’est pour ça que je suis très ému de voir l’aboutissement. Une sélection dans un festival, une salle pleine. C’est beaucoup de petits éclats de rêves d’enfant qui s’exaucent.

Votre «romcom» préférée ?
Longtemps ce fut Rencontre à Wicker Park avec Diane Kruger et Josh Hartnett. Récemment, elle a été détrônée par la série Nobody Wants This  (la rencontre entre une podcasteuse sexo libérée et un jeune rabbin qui vient de rompre ses fiançailles, sur Netflix, NDLR).

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