«L’Anglaise fait chier» (anglitchanka gadit’): l’expression, crue au possible, ne date pas d’hier en Russie. Selon les dictionnaires, elle est apparue dans la langue courante au XIXe siècle comme une réaction aux ambitions impériales de la reine Victoria, avant de s’étendre aux Britanniques en général. C’est une «référence ironique et méprisante aux actions prétendument nuisibles, subversives ou hostiles de la Grande-Bretagne à l’égard de la Russie», lit-on. En somme, la version russe de la «perfide Albion». Car la liste des contentieux historiques entre les deux pays est longue: de la guerre de Crimée (1853-1856) au «grand jeu» en Asie centrale où les deux empires ont rivalisé d’influence, en passant par le Caucase et les Balkans. Et, plus près de nous, la guerre en Ukraine qui a vu la Grande-Bretagne érigée en «ennemi numéro un» à Moscou, selon les confidences d’un ancien diplomate russe.
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Publié le 09 janvier 2026 à 08:24. / Modifié le 09 janvier 2026 à 12:01. 4 min. de lecture
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