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Politique 29/07/2026 08:30 Actualisé le 29/07/2026 08:31
L’ancien maire écologiste de la ville iséroise a interpellé le tribun insoumis dans une tribune à « Libération » où il lui demande de « reconnaître une erreur ».

NICOLAS GUYONNET / Hans Lucas via AFP
Éric Piolle appelle Jean-Luc Mélenchon à condamner l’interruption du concert de Barbara Butch à Grenoble. (photo d’illustration des deux hommes lors de l’édition 2020 des Amfis)
Les Insoumis n’ont pas fini d’entendre parler de l’affaire Barbara Butch. Éric Piolle, a interpellé Jean-Luc Mélenchon dans une tribune parue le mardi 28 juillet dans Libération. L’ancien maire écologiste de Grenoble y appelle le candidat à la présidentielle à « reconnaître une erreur » et à condamner l’interruption par des militants propalestiniens et LFI d’un concert de la DJ qui se tenait dans la ville de l’Isère.
« Je te sollicite directement pour que tu t’exprimes clairement sur la portée de l’interruption du concert de Barbara Butch à Grenoble samedi 18 juillet », écrit l’ancien élu écolo, rappelant l’alliance entre leurs partis respectifs durant ses deux mandats municipaux (2014-2026). Pour Éric Piolle, « les désaccords politiques sont normaux, y compris avec des artistes. Mais ce n’est pas un appel au boycott qui a été fait à Grenoble. C’est de la police politique, violente ».
Le concert de l’artiste juive de 45 ans à Grenoble avait été interrompu au bout d’une vingtaine de minutes en raison d’une action de militants propalestiniens et LFI répondant à un appel au boycott lancé notamment par la section iséroise des Insoumis.
La mairie, qui a porté plainte tout comme Barbara Butch, a fait état de « jets de bouteilles en verre » et autres projectiles « visant délibérément la scène ». Le parti de Jean-Luc Mélenchon peine à se dépêtrer de la polémique depuis plus d’une semaine.
« Des procédés qui confortent le rejet de LFI »
Les militants reprochaient à la DJ sa participation en 2025 à un événement organisé à la résidence de l’ambassadeur de France en Israël, et d’avoir signé une tribune en faveur de la proposition de la loi Yadan, qui visait à « lutter contre les nouvelles formes d’antisémitisme », contestée et retirée depuis.
Le coordinateur de LFI, Manuel Bompard, avait ensuite dit « comprendre que cette position politique puisse générer une protestation » mais « à partir du moment où cette protestation est pacifique ». Jean-Luc Mélenchon, leader du parti Insoumis et candidat à la présidentielle de 2027, régulièrement accusé d’antisémitisme, ne s’est de son côté pas exprimé publiquement.
Pour Éric Piolle, il s’agit « d’un exemple cinglant des procédés qui pétrifient nos électeurs et confortent une très large part de l’électorat dans son rejet » de LFI. « On peut voir cela comme un désastre politique. Je préfère, après l’avoir clairement condamné, voir ce tragique événement comme l’opportunité pour toi de reconnaître une erreur à tout point de vue » et éviter ainsi « de donner le sentiment que ce qui s’est passé à Grenoble pourrait être l’illustration de ce qui se passerait si La France Insoumise était au pouvoir », conclut-il.


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