Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Accueillir les Jeux a-t-il été payant?

3 day_ago 5

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Quelles seront les retombées économiques des Jeux olympiques (JO) ? Cette question revient lors de chaque mise en candidature d’une ville hôte. Or, pour les JO récents, comme pour ceux de Montréal de 1976, l’évaluation des retombées est un exercice fort complexe, en plus d’être souvent décevant. Explications.

Sans revenir sur le coût largement connu des Jeux d’été de Montréal de 1976, Le Devoir a cherché à savoir combien leur tenue a rapporté aux contribuables québécois, qui ont mis 30 ans à rembourser les coûts liés à l’accueil de l’événement. Réponse courte : les retombées économiques et urbanistiques ont été moindres par rapport au coût de l’événement.

En 1972, soit deux ans après s’être fait attribuer l’organisation des XXIes olympiades de l’ère moderne, la Ville de Montréal y allait de ses prévisions : les retombées touristiques des Jeux dépasseraient celles de l’Exposition universelle de 1967, évaluées à environ 400 millions.

Cinquante ans plus tard, les Jeux de Montréal auraient plutôt généré « un produit national brut [PNB] supplémentaire estimé à 1,5 milliard », selon le site Web de l’actuel Comité international olympique (CIO). Cette somme pourrait donner l’impression que le 1,6 milliard déboursé (toujours une estimation du CIO) pour l’événement sportif a été rentabilisé.

Or, les véritables gains nets ne seraient qu’une « faible fraction » du 1,5 milliard avancé par le CIO, selon Michel Poitevin, professeur au Département des sciences économiques de l’Université de Montréal. Nombre d’études consultées par Le Devoir lui donnent raison : les retombées économiques des JO — calculées notamment en fonction de l’affluence touristique et des emplois générés — sont presque toujours surestimées, à la fois parce que les villes candidates ont intérêt à embellir leurs promesses pour être choisies et parce que les méthodes de calcul gonflent artificiellement les bénéfices.

Tourisme surévalué

L’idée que les investissements liés aux JO riment avec une hausse substantielle du tourisme sur le long terme serait fausse, d’après M. Poitevin. « Les dépenses des touristes pendant les Jeux [de Montréal] ont été estimées entre 77 et 135 millions », écrit le CIO sur son site Web. Un chiffre qui peut induire en erreur, d’après l’économiste, puisqu’on pourrait penser que la totalité de ces dépenses est un gain pour notre économie, « ce qui est faux ».

« Le coût des ressources consommées par ces touristes doit être déduit pour calculer le gain net », explique M. Poitevin. Autrement dit, quand un touriste dépense 50 $ au restaurant, ce n’est pas 50 $ de pur profit pour l’économie. Il faut déduire le coût des ingrédients, de l’électricité, du salaire du personnel pour calculer le réel « gain » économique.

Autre détail d’égale importance : le nombre de visiteurs pour l’année 1976, estimé à 3,6 millions par Tourisme Montréal en fonction des données de Statistique Canada, comprend tout touriste « venant d’un rayon extérieur à 40 km de Montréal et ayant passé au moins une nuit à Montréal ». Ainsi, de nombreux Québécois, certains vivant à proximité de la métropole, sont considérés comme des visiteurs qui participent à la construction de ce PNB dit « supplémentaire », alors qu’ils y auraient participé de toute manière.

Retombées urbanistiques « limitées »

« Les retombées du point de vue de l’urbanisme ont été assez limitées dans la mesure où les équipements ont été installés dans un site relativement isolé », souligne Gérard Beaudet, professeur à l’École d’urbanisme et d’architecture de paysage de l’Université de Montréal.

Outre la concentration des installations (Stade olympique, Centre Paul-Sauvé, Vélodrome) dans l’est de la ville, les nouvelles constructions n’avaient pas été pensées en fonction de leur reconversion après 1976, note l’urbaniste.

« Quand on regarde l’utilisation réelle du site après les Jeux, on se rend compte que les promesses de rentabilité étaient largement exagérées », ajoute l’économiste Michel Poitevin.

En effet, si certaines installations ont été transformées en lieux publics au bénéfice des résidents au fil des ans, d’autres ont carrément changé de vocation, faute d’attirer suffisamment d’événements d’envergure (voir tableau).

Le Stade olympique n’a pas accueilli autant d’événements sportifs internationaux d’envergure qu’espéré, hormis la Coupe du monde féminine de soccer de la FIFA en 2015. La désaffection des Alouettes — qui n’ont joué que deux saisons au stade, en 1996 et 1997 — et le départ des Expos, en 2004, n’avaient pas été prévus, rappelle Gérard Beaudet. Pourtant, à lui seul, le stade a coûté plus de 4 milliards de dollars aux contribuables au fil des décennies.

Aux JO de Londres de 2012, la stratégie était tout autre. Les équipements avaient été conçus dès le départ pour être reconvertis après les Jeux, dans l’objectif de revitaliser l’arrondissement défavorisé de Newham. Le village des athlètes est ainsi devenu l’East Village, un quartier résidentiel, et la piscine olympique a été transformée en piscine municipale ouverte au public. « À Londres, on a souhaité faire des équipements des leviers de transformation urbaine ou de lancement de nouveaux quartiers. À Montréal, ça n’a pas été le cas », dit pour résumer M. Beaudet.

Il faut tout de même mettre un important bémol au bilan londonien : en 2024, sur les 30 000 à 40 000 logements abordables promis, seuls 13 000 avaient été livrés, ce qui a contribué à alimenter un processus de gentrification que les JO étaient censés enrayer, selon certaines études consultées par Le Devoir.

Le métro et la notoriété

Le choix de construire les principales installations olympiques dans l’est de l’île, à savoir le Parc olympique et le village olympique, a tout de même permis l’ajout des stations de métro Préfontaine jusqu’à Honoré-Beaugrand, souligne l’urbaniste Gérard Beaudet. « S’il n’y avait pas eu les Olympiques, on n’aurait pas eu le prolongement de la ligne verte, avance-t-il. On avait besoin de l’argent de Québec et l’organisation d’un grand événement, c’est un beau prétexte pour lancer des projets d’infrastructure. »

Autre gain non négligeable, la notoriété. Après l’Exposition universelle de 1967, le maire Jean Drapeau souhaitait poursuivre sur la lancée en vue de faire de Montréal une ville internationale. Et les JO d’été de 1976 ont été « un moment déterminant pour la visibilité internationale » de la métropole, d’après Aurélie de Blois, de Tourisme Montréal. « En tourisme, l’image précède toujours le voyage, affirme-t-elle. Beaucoup de gens ont eu les yeux rivés sur Montréal à partir de la maison, et ce, à travers le monde. » Ils ont aussi contribué à diversifier et à démocratiser la pratique sportive au Québec, jusque-là dominée par des sports nord-américains, en favorisant l’essor de disciplines moins traditionnelles.

En fin de compte, a-t-il été payant pour Montréal d’accueillir les JO en 1976 ? Cela dépend à qui l’on pose la question, car certaines retombées peuvent être qualifiées, mais pas quantifiées.

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway