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La version audio de cet article est générée par la synthèse vocale, une technologie basée sur l’intelligence artificielle.
L'abolition du Programme de l'expérience québécoise (PEQ) crée de l'inquiétude jusqu'au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Plusieurs membres de la communauté ukrainienne redoutent de ne pas réussir à obtenir leur résidence permanente.
La plupart des Ukrainiens ont pu venir au pays grâce à une Autorisation de voyage d'urgence Canada-Ukraine mise en place au début de la guerre en Ukraine. Ils ne sont donc pas des réfugiés.
C’est le cas d’Inna Rudenko et de son fils, arrivés à Saguenay en 2022.
Depuis, d'autres membres de sa famille sont venus les rejoindre. Ils se sont créé une nouvelle vie ici et ne veulent pas repartir.
C'est très dangereux. Je ne veux pas imaginer comment je peux retourner, avec mon fils, en Ukraine. Je ne veux pas penser à ça.
Inna Rudenko est éducatrice dans une garderie grâce à son permis de travail ouvert, qu'elle peut renouveler. Mais elle ignore si elle pourra rester définitivement au Canada en raison de l’abolition du PEQ.
Le Programme de l'expérience québécoise permettait à certains immigrants d'obtenir un Certificat de sélection du Québec dans le but de faire ensuite une demande de résidence permanente.
On reste dans le même niveau de stress, parce que c'est juste le permis de travail. [On n'est] pas des résidents permanents, a ajouté la mère.
Le PEQ a été remplacé par un autre programme qui fonctionne avec un système de pointage basé sur l'âge, la scolarité, le secteur d'activité ou encore la connaissance du français.

La famille Pavlenko déplore que les règles liées à l’immigration changent si rapidement au Québec.
Photo : Radio-Canada / Mireille Chayer
Plusieurs Ukrainiens sont dans la même situation que les Rudenko.
C'est très difficile de faire compétition avec les gens qui parlent français comme langue maternelle, a souligné Aleksandr Pavlenko, installé à Saguenay avec sa femme Yulia et leurs deux filles.
Le couple déplore que les règles liées à l’immigration changent si rapidement au Québec.
Ça veut dire pour nous qu'on est toujours dépendant du gouvernement, malheureusement. C'est très stressant pour la famille. Ça ne donne pas de stabilité dans notre vie, a conclu Yulia Pavlenko, qui est aussi présidente de l’Association des Ukrainiens du Saguenay-Lac-Saint-Jean.
La diaspora ukrainienne demande au gouvernement d'alléger les critères d'obtention du Certificat de sélection du Québec pour faciliter la résidence permanente.


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