Au sommet du télésiège de Jorasse, à 1940 mètres d’altitude, il fait 22 degrés. Dans la plaine du Rhône, 12 de plus. Sur le site, des enfants jouent avec des chèvres domestiques. De nombreux randonneurs se croisent sous le regard de Myrtille, une vieille ânesse qui passe tous ses étés sur les hauts d’Ovronnaz depuis une dizaine d’années. Responsable de l’Office du tourisme de la petite station valaisanne, Jessica Monnet sourit: «Pour nous, les gens qui veulent échapper à la canicule, ce n’est pas nouveau, mais le phénomène s’amplifie.» Les nuitées ont augmenté d’environ 20% par rapport au mois de juin de 2025. L’office enregistre une croissance des sollicitations de 10%. «Les habitants des villes sont venus plus tôt que d’habitude et nous disent qu’ils prévoient de passer tout l’été en montagne», explique-t-elle. Elle ajoute: «Pour les commerçants, cette période n’est pas négligeable.»
Jessica Monnet, responsable de l’Office du tourisme d’Ovronnaz, le 4 août 2026 à Jorasse. — © Christophe Chammartin / Le Temps


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