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Politique 01/03/2026 18:22 Actualisé le 01/03/2026 18:53
Selon Sébastien Chenu, la désormais ex-tête de liste a dissimulé de façon « délibérée » au parti la présence d’un porte-parole du groupuscule identitaire.

ARTHUR N. ORCHARD / Hans Lucas via AFP
A Dunkerque, le RN désinvestit son candidat après la découverte d’un membre de l’Action Française sur la liste (photo d’illustration)
Dans sa stratégie de normalisation, le Rassemblement national a juré de faire le ménage parmi ses « brebis galeuses ». Mais - peut-être parce qu’elles sont très nombreuses - la tâche est loin d’être simple. Preuve ce dimanche 1er mars, date à laquelle le parti d’extrême droite a retiré son investiture à sa tête de liste aux municipales à Dunkerque, notamment en raison de la présence parmi les colistiers du porte-parole du mouvement royaliste de l’Action française.
Dans un communiqué transmis à l’AFP, le parti, après avoir pris connaissance de la composition de cette liste publiée officiellement en fin de semaine, affirme que son candidat, Adrien Nave, n’a « rien respecté » des conditions mises à son investiture, qu’il avait pourtant « acceptées sans réserve ».
Pire : « les documents transmis au mouvement et la composition réelle » de la liste officiellement enregistrée « révèlent une dissimulation délibérée », accuse le vice-président du RN, Sébastien Chenu, dans le communiqué.
Chenu accuse l’ex-tête de liste de « trahison »
Selon le député du Nord, le délégué départemental adjoint du RN dans les Flandres, Maxence Accart, qui faisait initialement partie des noms fournis par Adrien Nave, « a été retiré de la liste définitive déposée en sous-préfecture de Dunkerque ». Par ailleurs, « Antoine La Scola, connu sur les réseaux sociaux sous le nom d’Antoine Grosjean, se revendiquant comme porte-parole de l’Action française, mouvement d’ultra-droite éloigné des valeurs portées par le Rassemblement National, figure en septième position », poursuit Sébastien Chenu.
« Une telle trahison ne saurait rester sans conséquences », ajoute le député en annonçant, outre le retrait de l’investiture, la convocation de l’ex-tête de liste « en commission des conflits en vue d’une exclusion » du parti. Contacté par l’AFP, Adrien Nave, qui siège au conseil régional des Hauts-de-France, n’était pas joignable dans l’immédiat.
Début février, le Rassemblement national avait retiré l’investiture de sa tête de liste à Carpentras (Vaucluse), Christian Richaud Simoni, après la révélation, par le journal Libération, d’anciens tweets racistes et sexistes. Pour autant, malgré les précautions du parti et comme le montre la carte ci-dessous réalisée par Le HuffPost à l’aide des différentes révélations de presse, le ménage est loin d’être terminé. À supposer qu’il le soit un jour.


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