Ralentir? C’est totalement exclu. Au contraire, pour que l’intelligence artificielle (IA) ait réellement un impact positif sur la société dans son ensemble, son adoption doit être plus rapide encore. Quitte à ce que cela cause des dégâts sur l’emploi ces prochaines années. Voilà, en substance, le message qu’ont voulu faire passer les «seigneurs» de la Silicon Valley. Mardi, plusieurs d’entre eux sont montés sur scène dans le cadre du Forum économique mondial à Davos: Satya Nadella, directeur de Microsoft, Dario Amodei, directeur d’Anthropic et Demis Hassabis, directeur de Google DeepMind.
Le premier est un acteur central du monde de l’IA: via son service Copilot, insufflé dans tous les services de Microsoft, et via OpenAI, dont sa multinationale détient 27% du capital. «L’IA a fait des progrès énormes en si peu de temps: elle a d’abord permis de coder sur instruction, puis via des conversations naturelles, puis on a commencé à lui confier de petites tâches. Aujourd’hui, on voit apparaître des agents plus autonomes: on peut leur donner un projet et les laisser travailler 24h/24. Certes, il reste du chemin pour que tout cela demeure cohérent sur le long terme, mais ça s’améliore toujours avec une supervision humaine», a affirmé Satya Nadella.


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