Personne ne s’exprime. A Crans-Montana, une dizaine de jours après l’incendie qui a coûté la vie à 40 personnes et en a blessé plus d’une centaine d’autres, les chargés et responsables de sécurité successifs réservent leurs réponses pour le Ministère public. Les élus chargés de la sécurité entre la fusion de 2017 et le drame du Nouvel An ne parlent pas non plus. Mardi dernier, le président Nicolas Féraud a avoué que le bar maudit n’avait plus été contrôlé depuis 2019, alors que la législation valaisanne exige une inspection annuelle. Ce vendredi, l’exécutif a présenté ses excuses pour la première fois: «Pardon pour les manquements constatés. Pardon pour les mots mal formulés et maladroits que nous avons prononcés.»
L’audition du chef du service de la sécurité publique de Crans-Montana semble très attendue. Mis à l’écart dans un premier temps, les avocats des familles de victimes ont insisté pour y assister. L’homme a pris ses fonctions en 2024. Auparavant, il a été le commandant des pompiers et le chargé de sécurité de plusieurs communes de la région. Selon ses avocats, Nicolas Rivard et Frédéric Pitteloud, «il réserve ses déclarations pour le Ministère public». Pour plusieurs juristes consultés, il pourrait potentiellement être prévenu dans cette affaire, notamment pour incendie, lésions corporelles et homicide, à chaque fois par négligence.


5 month_ago
36





















.jpg)






French (CA)